• 01. D’Amérique

    Dans tous les plis de ses vieilles bottes usées
    Y’a la poussière d’endroits où il a marché
    Où pour survivre il a fait tous les métiers
    Et certains soirs, même joué la guitare

    De Saint-Vaast-lès-Mello jusqu’à Port d’Alon
    A réparé les toits, a lavé les ponts
    Et du tréport jusqu’à Vielle-Saint-Girons
    En a laissé des amitiés

    Et il repart …
    Ses rêves et sa guitare
    Y’a tant de choses à voir
    D’autres mirages
    Sous d’autres nuages
    D’autres beaux yeux, de beaux visages

    Et du Mont Pilat jusqu’en Armorique
    Il vit de légendes et de musiques
    Le cœur rempli d’Amérique

    De ville en ville sur des chemins qui blessent
    Au milieu des champs et du blé qui se berce
    Si c’est le Rhône, il voit le Rio Grande
    À toutes les bagarres c’est Dodge City

    Et il repart …
    En traînant sa guitare
    Y’a trop de choses à voir
    Faut tourner les pages
    Comme ces gens du voyage
    De Kerouac à Bob Dylan
    Il vit de l’intro jusqu’au lexique
    De vieilles photos et de musiques
    La tête remplie d’Amérique

    Et il repart …
    En traînant sa guitare
    Y’a trop de choses à voir
    Faut tourner les pages
    Comme ces gens du voyage
    De Kerouac à Bob Dylan
    Il vit de l’intro jusqu’au lexique
    De vieilles photos et de musiques
    La tête remplie d’Amérique

  • 02. Montréal-Québec

    Même si bien des années de la grande route nous séparent.
    C’est parfois conpliqué de s’cacher des regards.
    J’arrive pas à me raisonner mon coeur ne veut pas écouter.
    Même si je m’étais promis de ne plus recommencer,
    Même si je m’étais juré c’était pour m’amuser.
    C’était sans compter sur toi et tes sourires
    Qui viennent me hanter quelques part dans le froid à contre courant.

    Il y a le vent qui rallume ton parfum
    En souvenir aux creux de mes mains.
    À ton château princesse, j’appelle à tes remparts.
    La distance qui nous sépare
    j’la ferais en deux heure et quart.
    Prie pour qu’la route soit belle
    Et que rien ne m’arrête Montréal-Québec.

    J’aimais t’imaginer cent fois m’embrasser.
    J’nous imagine marcher sur tes plaines enneigées et le long d’la rue st-Jean,
    Ta main je l’ai glissée doucement dans la mienne, à mon coeur brûlant.

    Il y a le vent qui rallume ton parfum
    En souvenir aux creux de mes mains.
    À ton château princesse, j’appelle à tes remparts.
    La distance qui nous sépare
    j’la ferais en deux heure et quart.
    Prie pour qu’la route soit belle
    Et que rien ne m’arrête Montréal-Québec.

    Je ferai l’inverse, 3 cafés noir, en béton armé
    Et un million de pont enneigés Montréal-Québec.
    On va se compter des tas d’histoires,
    J’vais oublier mes idées noire.
    J’vais pouvoir vivre, pouvoir y croire.

    Il y’a le vent qui rallume ton parfum
    Et mon désire aux creux de tes mains.
    Et ton château princesse, qui tremble de ses remparts.
    La distance qui nous sépare,
    Je la ferai en deux heure moins quart,
    J’arrive, j’suis là, je reste.
    J’veux jamais que ça s’arrête Montréal-Québec,
    Montréal-Québec
    Montréal-Québec

  • 03. Belle comme un rêve

    C’était écrit Arizona
    Sur les plaques des voitures qui s’arrêtaient parfois
    Pour faire le plein
    Au gaz bar près de chez moi

    C’était écrit Oklahoma
    Quand je l’ai entendu chanter pour la première fois
    C’était crazy
    L’Amérique dans cette voix

    Quand je l’ai vu au bord du chemin
    Belle comme un rêve, comme un rêve
    Comme une star dans ma vie de rien
    Au nord du rêve, au nord du rêve américain

    California au Tennessee
    Tous les jours je faisais le tour des États-Unis
    Près des pompes à essence
    L’Amérique en vacances donnait un sens à ma vie

    Quand je l’ai vu au bord du chemin
    Belle comme un rêve, comme un rêve
    Comme une star dans ma vie de rien
    Au nord du rêve, au nord du rêve américain

    Du rêve américain

    Carolina was my girl
    Mon premier amour
    Son visage est là dans mon coeur
    Gravé pour toujours au nord du rêve américain

    C’était écrit Carolina
    Quand elle est descendue de l’auto de son papa
    J’avais 13 ans
    Et des rêves dans tous les états

    Quand je l’ai vu au bord du chemin
    Belle comme un rêve, comme un rêve
    Comme une star dans ma vie de rien
    Au nord du rêve, au nord du rêve américain

    Au nord du rêve américain
    Au nord du rêve américain

  • 04. Décembre

    En décembre quand tout est gris dehors
    Je repense à mes bonheurs d’enfants du Nord
    En décembre mon coeur battait plus fort
    Et le vent soufflait du blanc sur le décor
    Moi j’apprenais mes premiers accords
    Bien avant que les saisons ne perdent le Nord

    Je me souviens des chansons
    Qui réchauffaient notre maison
    Au pays de l’hiver
    Décembre à mes yeux d’enfant
    Etalait des peaux d’ours blancs
    Sur Terre

    En décembre mon coeur battait si fort
    D’impatience, sous les lumières multicolores
    Moi je prenais …

    Je me souviens des chansons qui réchauffaient notre maison
    Mon pays c’est l’hiver
    Décembre parolesdeclip à mes yeux d’enfant
    Etalait de beaux sentiments
    Sur Terre

    Depuis décembre a perdu la bataille
    Rien n’est plus comme avant
    Mon rêve blanc s’ennuie dans la grisaille
    Et pourtant…

    Je me souviens des chansons qui réchauffaient notre maison
    Au pays de l’hiver
    Décembre à mes yeux d’enfants,
    Enveloppait de son drapeau blanc
    La Terre

    En décembre, quand tout est gris dehors
    Je repense à mes bonheurs d’enfant du Nord
    En décembre…

  • 05. Les p’tits loups

    Les p’tits loups, je pense à vous
    Quelque part sur la terre,
    A des années lumière
    Tout près de mon cœur
    Quel que soit l’autre ou l’heure
    J’vous oublie pas
    Mes p’tits loups, c’est pas si mal
    Même si on doit mettre autant de décimales
    Sur des jours partagés
    Qu’on aimerait enchaîner, de temps en temps

    Mais où êtes vous mes petits loups?
    Où que je vous prenne dans mes bras
    Où êtes vous mes petits loups d’amour?
    Où êtes vous mes petits loups?
    Que faites vous là-bas si loin de moi?
    Où êtes vous mes petits loups d’amour
    qui courent?

    Les p’tits loups le monde est cruel
    Parfois mais surtout quand elles sont belles
    Faut savoir donner, faut surtout pardonner
    Ça donne des ailes…
    Mes p’tits loups, c’est important
    J’devais vous dire comment
    J’me sens en dedans
    Vous réchauffez mon cœur, à refaire notre bonheur…
    Les p’tits, les grands

    Mais où êtes vous mes petits loups?
    Où que je vous prenne dans mes bras
    Où êtes vous mes petits loups d’amour?
    Où êtes vous mes petits loups?
    Que faites vous là-bas si loin de moi?
    Où êtes vous mes petits loups d’amour?
    Papa accourt!

    Je cours sans jamais m’arrêter
    Tout autour de la terre
    J’accours et toujours j’vous retrouverai
    N’importe ou dans l’univers

    Mais où êtes vous mes petits loups?
    Où que je vous prenne dans mes bras
    Où êtes vous mes petits loups câlins, coquins
    Mais où êtes vous mes petits loups?
    Que faites vous quand papa n’est pas là?
    Où êtes vous mes petits loups d’amour, qui courent toujours?

  • 06. Libre

    C’est la cent millième fois
    Que je reprends l’autoroute
    Même si j’ai mal aux doigts
    À tenir ce volant, j’ai pas de doute

    J’ai perdu cent mille amours
    À rouler ce camion
    À changer de ville tous les jours
    Beaucoup trop long
    Entre les retours

    Y’en a c’est la mer, moi c’est les autoroutes ?

    Qui me font sentir libre
    Comme rouler la nuit
    Libre
    Et tout ça me suffit

    Pour bien vivre ma vie
    Bien sûr y’a les copains
    Des bandits de grand chemin
    Que j’ai choisis

    C’est pas facile tous les jours
    De bouffer les kilomètres
    Y’a des fois, ça devient lourd
    Toujours me r’trouver
    Seul dans ma tête

    Y’en a c’est la mer, moi c’est les autoroutes ?

    Qui me font sentir libre
    Comme rouler la nuit
    Libre
    And that’s all I need

    To stand and face
    A brand new day
    To take whatever comes my way
    There’s a heaven that I never thought I’d see
    Right in front of me

    Qui me font sentir libre
    Comme rouler la nuit
    Libre
    Et tout ça me suffit
    Libre
    Comme rouler la nuit
    Libre
    Et tout ça me suffit

  • 07. Prends ton temps

    Quand le monde va trop vite
    Que l’amour se précipite
    L’avenir me tient qu’à un fil
    De désirs en impatience
    Comment tenir la distance
    Les années défilent
    Un voyage au long cours
    Dis-toi que rien n’arrive en un jour

    Prends ton temps
    Prends ton temps
    Quand l’amour attend son heure, il n’en met pas de meilleur
    Prends ton temps, sois patient
    Tout arrive au bon endroit, au bon moment ?

    Prends le temps de te tromper
    Si pour savoir où aller
    Tu te mets un peu en retard
    Et si ça paraît trop long
    Oublie le temps, les saisons
    Fais confiance en moi
    Et si la vie te déçoit
    Dis-toi qu’il existe un autre choix ?

    Prends ton temps
    Prends ton temps
    Quand l’amour attend son heure, il n’en met pas de meilleur
    Prends ton temps, sois patient
    Tout arrive au bon endroit, au bon moment ?

    Prends le temps de vivre, prends le temps de respirer
    Prends le temps de suivre une autre route que les gens
    Prends tout ton temps, rien n’est si urgent
    L’univers écoute et se met en suspend ?
    Et quoi que ton c?ur n’ait pas
    Dis-toi qu’un jour prochain tu l’auras ?

    Prends ton temps
    Prends ton temps
    Quand l’amour attend son heure, il n’en met pas de meilleur
    Prends ton temps, sois patient
    Tout arrive au bon endroit, au bon moment

  • 08. Le grand pommier

    Tu viendras me rejoindre
    Sous le grand pommier
    T’auras pas besoin d’attendre
    Je serai là premier

    Et je vais m’étendre
    Les yeux bien fermés
    T’auras juste à me surprendre
    Sans faire de bruit, m’embrasser

    Tu te souviens l’herbe était haute et mouillée
    C’était, je crois, le premier jour de l’été

    C’est facile d’aimer quand on a 17 ans
    Les pommiers gardent toujours les secrets
    Rien à regretter quand on a 17 ans
    Et un été, on se tend la durée longtemps

    Je te fais le serment
    Le jure sur l’été
    J’aurai toujours 17 ans
    Quand tu voudras m’embrasser

    Et si jamais un jour
    J’allais l’oublier
    Emmène-moi faire un tour
    En-dessous du grand pommier

    On s’étendra dans l’herbe haute et mouillée
    Et on regardera l’été arriver

    C’est facile d’aimer quand on a 17 ans
    Les pommiers gardent toujours leurs secrets
    Rien à regretter quand on a 17 ans
    Et un été, on peut le faire durer longtemps

    Quand on a 17 ans
    On a les yeux plus clairs, plus grands
    Et on a la vie droit devant

    C’est facile d’aimer quand on a 17 ans
    Les pommiers gardent toujours leurs secrets
    Rien à regretter quand on a 17 ans
    Et un été, on peut le faire durer longtemps

    Tant qu’on aura 17 ans
    Tant qu’on aura 17 ans

  • 09. J’écrirai tout

    Pour ne pas oublier
    Même un seule de tes regards
    Sans fin j’écris notre histoire

    Je noircis des cahiers
    De mes jours auprès de toi
    Chaque mot doux, chaque pas

    Juste au cas où
    J’oublierais tout
    Si la nuit tombait sur mon cœur
    Juste au cas où
    J’écrirai tout

    La soie de tes baisers
    La mélodie de ta voix
    J’écrirai tout juste au cas …

    Juste au cas où
    J’oublierais tout
    Si la nuit tombait sur mon cœur
    Juste au cas où
    J’écrirai tout

    Si par malheur
    En moi tout de toi s’effaçait
    À relire tous ces mots que j’écris
    Je saurai qu’au plus beau de ma vie
    On s’aimait

    Juste au cas où
    J’oublierais tout
    Si la nuit tombait sur mon cœur
    Juste au cas où
    J’écrirai … nous

    Pour ne pas oublier …

  • 10. Le chemin

    J’ai pas demandé à venir au monde
    Pour trois minutes quelques secondes
    Le temps d’une chanson trop usée
    Accrochée à vos pensées

    J’ai pas demandé d’être un symbole
    Dessiné dans vos livres d’écoles
    Entre les lignes d’un cahier
    En graffiti presque effacé
    Comme un enfant qui tend les mains
    Je fait sourire vos lendemains
    J’ai des images plein les yeux
    A partager depuis longtemps
    Et pourtant
    Les voulez-vous vraiment

    Sauvez mon âme
    J’ai trouvé le chemin
    Mais de vous, j’ai besoin
    Pour aller plus loin

    Sauvez-moi des flammes
    Sauvez les racines sous mon arbre
    Gardez mon nom dans vos prières
    Comme si demain était hier
    Souvent on oublie
    Un prophète dans son pays

    Laissez l’échelle à vos fenêtres
    Que puisse chanter le troubadour
    Vous le saviez déjà peut-être
    Mais le poète est de retour

    Laissez les belles aux yeux qui brillent
    Eteindre le compte à rebour
    Pour qu’à jamais le temps s’arrête
    Que l’histoire dure pour toujours

    Je suis venu vous faire la cour
    En racontant mes peines d’amour
    Je suis venu vous dire « je t’aime »
    Avec des mots de tous les jours
    Et pourtant
    M’entendez-vous vraiment

    Sauvez mon âme
    J’ai trouvé le chemin
    Mais de vous, j’ai besoin
    Pour aller plus loin

    Sauvez-moi des flammes
    Sauvez les racines sous mon arbre
    Gardez mon nom dans vos prières
    Comme si demain était hier
    Souvent on oublie
    Un prophète dans son pays

    J’ai suivi la trace le chemin
    Qui me ramenait à vous
    On est têtu faut croire, peut-être
    Pour que cette fois c’est pour toujours
    Comme un vieux frère, un ami
    Qui au fond n’est jamais parti

    Celui que vous avez vu naîtr
    Et qui un jour s’est envolé
    A gardé de vous toute la beauté

    Sauvez mon âme
    J’ai trouvé le chemin
    Mais de vous, j’ai besoin
    Pour aller plus loin.